Appellations des praticiens

Les Appellations classiquement utilisées par les Relaxologues professionnels

  • Les appellations classiquement utilisées par les professionnels de la Relaxologie sont : Relaxologue, Sophro-relaxologue, Sophrologue, Hypno-relaxologue, Hypno-sophrologue, Psycho-relaxologue, Somato-relaxologue, Pédo-Relaxologue (relaxation pour enfants), Masso-Relaxologue, Sexo-Relaxologue, Praticien en relaxation ou en relaxologie, Formateur en relaxation, Animateur spécialisé en relaxation, « Relaxateur », Relaxologue spécialisé en relaxation « x » (nom d’une méthode ou approche, par exemple « Relaxation Evolutive»), Praticien ou enseignant en méthode « x » (ex : Feldenkrais, ou Vittoz, ou Yoga Nidra, …), Professeur de relaxation, Enseignant en relaxation, Moniteur de relaxation, Conseiller en relaxologie, Consultant ou animateur en techniques de bien-être et gestion du stress, Relaxologue conseil, Coach spécialisé en relaxation et visualisation ou cohérence-cardiaque, Praticien de bien-être, Praticien de massage bien-être (relaxation par le toucher de détente), Thérapeute en relaxation, Thérapeute psycho-corporel, Thérapeute en Visualisation, Sophrothérapeute, Relaxo-analyste, Sophro-analyste, Praticien des Etats modifiés de la Conscience, Relaxo-Somatothérapeute, Somatothérapeute, Relaxothérapeute, Psychopraticien ou Psychothérapeute pratiquant la relaxation, etc…,

précisant de manière plus ou moins visible par là même la spécificité et l’orientation de chaque praticien, de sa (ses) technique(s), et de sa(ses) formation(s) initiale(s), ainsi que l’orientation de travail proposée par chaque école de formation et parfois le type de pratiques employées.

 

Quelques questions en lien à la spécificité du travail du Relaxologue

Relaxologues et Sophrologues ?

Parfois confondues, à la fois proches et complémentaires, ces deux activités sont pourtant parfois quelque peu différentes dans leurs applications pratiques et cadre de référence selon les praticiens.

La question de la différence entre Relaxologue et Sophrologue est donc couramment posée. La réponse n’est pas forcément facile ni simple, elle soulève de nombreuses polémiques et autres guerres de chapelles, de points de vue, de territoires et de tentatives de reconnaissance.

J’oserai tout d’abord dire de façon triviale que le Sophrologue est un professionnel spécialisé en Sophrologie (et parfois, pas toujours, en d’autres techniques de relaxation), en précisant que la Sophrologie est une façon de proposer et d’utiliser l’état de relaxation, ainsi que l’état de conscience spécifique ainsi atteint, pour des visées éducatives, préventives, médicales, thérapeutiques, sociales ou existentielles.

DR. Alfonso CAYCEDO

DR. Alfonso CAYCEDO

La Sophrologie est elle-même issue d’une synthèse de différentes approches, elle a été créée par le Pr. A. Caycedo en 1960. Elle possède ainsi sa propre théorie, sa terminologie, ses outils et protocoles de travail à partir de l’utilisation de la pratique de l’état de relaxation (appelé ici état sophronique).

La base protocolaire étant l’accès à ce niveau de relaxation, ici nommé « niveau sophroliminal » (entre veille et sommeil), qui est aussi le niveau de base du travail en relaxologie (nommé aussi « état alpha » par exemple car en lien à ce type de production d’ondes cérébrales dans cet état). Une codification de pratiques d’activations des ressources du sophronisant (activations intra-sophroniques) sont ensuite proposées de manière statique ou dynamique pour faciliter l’atteinte des objectifs posés ou répondre aux besoin manifestés. La sophrologie permettant ainsi un travail sur des contenus de conscience concernant le présent, le passé et la préparation des éléments du futur, ceci de manière positive et en lien à la réalité objective.

Précisons aussi qu’il existe différents styles, courants et écoles de Sophrologie. Certaines sont d’obédience Caycédienne en lien à son fondateur – ce sont les « Sophrologues Caycédiens » ; d’autres sont parfois proches ou très différenciées de la pratique Caycédienne actuelle – ce sont les autres « Sophrologues ». L’approche Caycédienne apparaît comme très riche et complète de par son protocole et sa théorisation, mais d’autres styles de Sophrologie le sont aussi de manière très sérieuse, la Sophrologie plurielle par exemple qui reprend tous les fondamentaux Caycediens de la première époque et les enrichit potentiellement d’apports complémentaires. D’autres types de sophrologies peuvent sembler plus hasardeux ou simplifiés (sur une modalité uniquement comportementale ou technique par exemple, ce qui en enlève une grande partie de la richesse, notamment concernant le processus de conscience et la dimension existentielle).

La Sophrologie moderne est ainsi « éclatée » à ce jour entre ces différents courants.

Indiquons aussi que la base de la méthodologie de la sophrologie est un travail de Relaxation Dynamique (corps en mouvement et en conscience). Ses différentes sources, entre autres, sont le Training Autogène et la dynamique Jacobson, l’hypnose classique (notamment via le terpnos logos, et via son historicité, …) ainsi qu’une inspiration de type yoga, la méditation bouddhiste et zen. La sophrologie s’est ensuite enrichie de concepts théoriques et de pratiques « dynamiques » et « statiques » de relaxation et visualisation, dont par exemple des éléments de l’approche Vittoz. Et a donc été simplifiée ou complétée selon les courants des différentes écoles.

La Sophrologie est ainsi vue comme une manière assez élaborée sous forme d’une méthodologie spécifique, et de pratiques techniques très structurées, qui emploient ainsi l’état de relaxation et la qualité de conscience dans une finalité bien définie.

Un autre élément très important au cœur de la sophrologie est la dimension phénoménologique (qui se concentre sur l’étude des phénomènes, de l’expérience vécue et des contenus de conscience). Cette posture d’accompagnement et d’accueil des expériences est tout particulièrement essentielle dans diverses approches de relaxations, mettant en veille l’esprit critique, sur un mode de suspension du jugement et de l’interprétation sur les phénomènes vécus.

Nous dirons qu’il y a donc bien ici une utilisation de l’état de relaxation, la Sophrologie faisant partie des formes structurées d’utilisation pratique des états de relaxation, et qu’il s’agit donc bien clairement d’un travail de Relaxologie.

Certaines écoles de Relaxologues incluront la Sophrologie, ou certains de ses outils, comme « un style » possible de pratique de la relaxation, du travail psycho-corporel (Relaxations Dynamiques) et de la visualisation ; « une théorie, une méthode et un protocole de travail » en quelque sorte, sachant qu’il en existe de nombreux autres très variés mais pas toujours aussi élaborés …

Pour la Fédération International de Relaxologie (FIR) : la sophrologie, de par même sa composition et son orientation de travail fait partie des méthodes de relaxation à protocole verbal.

Relaxation, Sophrologie et Hypnose ?

La question concernant le lien entre l’hypnose, la relaxation/sophrologie et le Praticien en hypnose est aussi souvent abordée. L’état hypnotique pourrait être compris comme un des états possibles accessibles par certaines méthodes de relaxation, sauf si nous considérons que tous les états de relaxation soient de fait de caractère hypnotique (ce qui n’est pas le cas). Mais il nous faudrait ici développer cela plus avant car le terme d’hypnose et même la notion d’état hypnotique n’est pas scientifiquement clairement définie, et ce ne sera pas le propos ici. La notion même d’état hypnotique est remise en cause depuis le début par des chercheurs sur ce sujet et est toujours en cours de recherche.

Il existe aussi plusieurs « techniques » et « formes d’hypnoses » et de types de travail avec cette pratique (de l’aide médicale ou thérapeutique à la résolution de problèmes divers ou la mobilisation de ressources…, et de l’hypnose classique, l’ancienne à la Nouvelle Hypnose). Nous dirons juste que le « style de travail » propre à l’hypnose « pure » est assez spécifique et se différencie globalement du travail général tel que proposé par nombre de Relaxologues, même si divers outils sont assez similaires (l’hypnose emploie des techniques de suggestion et de relaxation, et la relaxation des outils et savoir-faire d’origine hypnotiques pour certaines approches).

Rappelons que le terme de Sophrologie lui-même a été créé, suite aux recherches menées notamment sur l’hypnose classique, et tout en en utilisant certains aspects, de manière à se différencier du côté « passif » proposé aux patients et de l’hypnose de spectacle très en vogue à l’époque. Des hypno-thérapeutes iront même jusqu’à dire que la sophrologie est une façon de pratiquer l’hypnose. Alors que le propre de la sophrologie fut de s’en démarquer à certains niveaux… Tout dépendant donc un peu des praticiens, de leur style et du type de formation suivie.

Certains hypno-praticiens utilisant une transe assez marquée disent que toute une partie de « l’hypnose ericksonienne à la française » est en fait juste une « relaxation avec une dimension métaphorique ».

Précisons aussi que certains Relaxologues ou Sophrologues ont un style de pratique très hypnotique ou utilisent des outils référencés dans les techniques hypnotiques, ou sont eux-mêmes formés en hypnose classique ou ericksonienne. Et que certains Hypnopraticiens, Hypnologues, Hypnothérapeutes ont un style clairement dans la dynamique de la Relaxologie.

Pour la Fédération Internationale de Relaxologie (FIR) : l’hypnose (classique ou ericksonienne) fait clairement partie des méthodes de relaxation à protocole verbal.

Relaxation et Méditation ?

Nous allons ici éviter la polémique concernant états de relaxations, états de méditations ou même état hypnotique, car il y a un certain nombre de points de vue possibles selon l’angle du regard posé et la lecture que l’on en fait. En fait, sur un plan d’accueil des phénomènes, tout est très complémentaire et s’imbrique selon le schéma que l’on peut en faire.

Il existe aussi de nombreuses formes de méditations dont une des plus connue est à ce jour la Pleine Conscience (mindfulness), qui peut aussi se nommer pleine présence, et qui comporte différentes orientations de travail et d’intégration dans le quotidien (réduction du stress, de l’anxiété, de la dépression, des troubles alimentaires, etc…).

Nommons simplement que l’utilisation de « la méditation » tend à amener un état de relaxation, ne serait-ce que par l’acceptation de ce qui est présent en y plaçant juste notre conscience. Un indéniable effet de relaxation mentale, nerveuse et émotionnelle se présente avec la pratique régulière de l’état de méditation.

Et nous retrouvons cette dynamique de qualité de présence/conscience dans un certain nombre d’approches de relaxations bien entendu, notamment certaines approches de relaxations dynamiques ou actives.

Les méditations de type méditations guidées rejoignent tout simplement la large palette des approches de Visualisations utilisées en relaxation, dont en sophrologie ou même dans certaines dynamiques hypnotiques. Elles sont aussi de par la guidance parfois de magnifiques options pour faciliter la découverte et le déploiement de présence sur un plan de conquête de corporalité, de sensibilité énergétique, si importante en relaxation.

Les méditations de type actives ou dynamiques, sont en lien aux approches psycho-corporelles qui sont associées à la relaxation dans sa partie active.

La marche méditative est typiquement une relaxation en mouvement. Il en existe différentes formes.

Et enfin la conscience de soi et la reliance que permet le travail méditatif au sens large va dans le sens de cette dimension spirituelle (qui peut être laïque, et se nommer juste « sagesse »), transcendante ou transpersonnelle présente là aussi de fait dans certaines approches de relaxation.

Relaxation et Massage de Bien-être (MBE) ?

Lorsque l’on parle de relaxation cela évoque pour beaucoup de personne le « massage ».

Rappelons clairement tout d’abord que nombre d’approches de relaxation n’ont rien à voir avec le massage et n’utilisent absolument pas le toucher.

Toutefois les Massages de Bien-être (MBE), qui n’ont rien à voir avec le massage Kinésithérapeutique (acte médical de soin et de rééducation réservé aux kinésithérapeutes), sont d’excellentes pratiques de détente profonde, d’équilibrage interne et de ressourcement. Elles facilitent aussi le travail de conscience corporelle de soi (corporalité) et le déploiement d’une certaine sensorialité.

Les approches de massage de détente et d’harmonisation font donc partie de la palette possible d’outils des Relaxologues de par leur incontournable efficacité.

Précisons aussi que certaines techniques, au-delà d’une simple détente, proposent un travail sur un plan énergétique, sur l’assouplissement et l’harmonisation de la « cuirasse corporelle », c’est-à-dire sur la libération des tensions accumulées au fil de la vie et renforcées au quotidien.

Certaines pratiques se déroulent habillées, la nudité n’est pas toujours nécessaire ici, comme par exemple dans le massage minute anti-stress, le massage par balles, le stretch-massage, la célèbre Relaxation Coréenne ou sa version simplifié de Relaxinésie, le massage assis, etc… .

Do-in

Do-in

Il existe aussi de nombreux outils d’auto-massages (que l’on pratique parfois par ailleurs tout à fait naturellement) et qui sont enseignés par le Relaxologue, sans que le praticien n’ait besoin de toucher son client. Des réflexes naturels de relaxation, parfois même utilisés spontanément, comme se frotter et s’étirer le visage ou les bras et les mains, font partie d’outils d’autonomie transmis. Le célèbre do-in en est un exemple beaucoup plus élaboré.

Il s’agit ici de Somato-relaxations (relaxations par le corps) ou d’approches de Somatothérapie (thérapie par le corps). Sont aussi nommées de la sorte des Somato-pratiques et masso-relaxations.

Certains Relaxologues sont spécialisés dans ce type de pratiques, d’autres Relaxologues n’utilisent absolument pas les massages de bien-être.

Spécifions bien évidemment que la pratique du massage de bien-être n’est pas une pratique médicale ni sexuelle et possède et nécessite le respect d’une déontologie très claire et rigoureuse (voir à ce propos le paragraphe sur la Déontologie professionnelle). Nous vous invitons à vérifier cela auprès du praticien auquel vous faites appel.

Précisons, avec toutes les polémiques qu’il y a eu sur le sujet, que sur un plan juridique  « L’article 123 de la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 a précisé la définition de la profession de masseur-kinésithérapeute et a également défini l’exercice illégal de cette profession. Ces nouvelles précisions, concertées avec les professionnels, ont également eu pour effet de supprimer la notion de « massage » » de la définition de la profession de masseur-kinésithérapeute. Le massage non thérapeutique dont l’objectif premier est d’apporter un bien-être à la personne, pourra être réalisé au regard de la nouvelle rédaction législative du code de la santé publique, par un professionnel qui ne dispose pas du titre de masseur-kinésithérapeute.

Ces éclaircissements réglementaires adoptés, il appartiendra à la CNCP (commission nationale de la certification professionnelle) compétente de se prononcer sur l’inscription d’un titre de « praticien en technique corporelle de bien-être » au regard des formations dispensées. »

Pour la Fédération International de Relaxologie (FIR) ces pratiques sont considérées comme techniques affinitaires et reconnues comme compléments d’une formation suffisante de Relaxologue.

Je les qualifie de relaxations à protocole non-verbal.

Relaxation et Etats Modifiés et Expansés de la Conscience, psychologie Transpersonnelle et dynamique transcendante ?

Par définition l’état de relaxation permet d’accéder à un(des) état(s) modifié(s), expansé(s), affiné(s) ou élargi(s) de la conscience…

C’est à dire que l’état de conscience ordinaire se voit « élargi » et/ou « affiné » par la pratique des techniques de relaxation via les états que cela permet d’atteindre…

La porte d’entrée étant de rester conscient, éveillé, alors que le corps d’une manière ou d’une autre se trouve relâché, relaxé … parfois « au bord même du sommeil » ou dans un minimum de tonus musculaire lié à une dynamique proposée ou une posture adoptée (méditation par exemple). Une augmentation de la qualité de présence peut ainsi avoir lieu et se déployer sur un fin ressenti sensoriel externe ou interne (proprioceptif, kinesthésique, …).

Dans l’état dit de type hypnotique, la distraction proposée par concentration mène à un état dissocié. Il s’agit ici d’un accès au non conscient d’une manière spécifique qui se retrouve dans un certain nombre de transes. On parle d’ailleurs d’état hypnagogique.

A un certain niveau, cette utilisation de la conscience en relaxation, permet d’affiner la qualité de présence à soi-même et à son propre corps. Ce qui est une donnée fondamentale dans l’orientation d’amélioration de notre qualité de présence à l’instant de la vie qui se déroule ici et maintenant et à la gestion/accueil de nos états internes dans les différents moments de notre quotidienneté.

Dans tous les cas nous considérons que la base d’un réel travail de Relaxologie (dont Sophrologie) consiste à accompagner le client à développer son « ancrage », sa présence ici et maintenant dans son corps, sa corporalité et à y amener dans un souci d’intégration toute mobilisation positive de ses ressources (somatisation du positif).

Nous retrouverons donc aussi dans les théories et philosophies des méthodes de relaxation et de visualisation des données concernant les états et les utilisations de l’élargissement du champ de conscience dans des sphères dites non-ordinaires ou élargies… ceci dans une visée de mobilisation des ressources en lien à la conscience d’une conscience plus large, plus étendue.

Voir à ce sujet par exemple la théorie de la conscience Sophronique en sophrologie, la quête spirituelle en Yoga Nidra, l’accès au matériel Inconscient proposé par différentes approches dites « découvrantes » (symbolique, rêve éveillé, … Relaxations introspectives de type psychothérapeutiques comme le training autogène de cycle supérieur, ….), la quête intérieure et spirituelle des approches de Méditation (cf info sur ce thème), etc…

Pour rappel : nos différents états de conscience correspondent à des mesures d’ondes cérébrales spécifiques. Et la fréquence de nos ondes cérébrales change en fonction de nos états mentaux.

– Les ondes Gamma 35 à 80 Hz : par éruption – créativité intensive, dynamisme et haute activité mentale/cérébrale. Présentes dans les moments « Aha ! » d’apparition de solutions soudaines. (Apparait chez des méditants expérimentés)

– Les ondes Bêta 12 Hz à 35 Hz : concentration, vigilance attentive, état de veille active normale et courante. (apparaissent aussi pendant le sommeil paradoxal (avec rêve) sur de courtes périodes à partir du sommeil en rythme Thêta)

– Les ondes Alpha 8 à 12 Hz : attention flottante, pilotage automatique, calme mental, réceptivité, éveil calme, état de relaxation de base, rêve éveillé, méditation (lâcher prise), hypnose légère (conscience au repos), clairvoyance, visualisation mentale, …

– Les ondes Thêta 4,5 à 8 Hz : visualisation/rêve lucide, relaxation profonde, état de transe profonde (élévation de la conscience, élargissement, expansion), hypnose profonde et méditation approfondie expérimentée (Eveil), état hypnagogique (semi-éveil), sommeil léger (régénération nerveuse).

– Les ondes Delta 0,5 à 4 Hz : sommeil profond sans rêves (régénération), présent dans la mesure de certains état paranormaux, expériences extraordinaires de conscience, expériences de mort imminente, états d’hyperconscience. Perte de la conscience corporelle.

Le Relaxologue accompagne ainsi à devenir en quelque sorte un « Relaxonaute » à la découverte de ses « Univers intérieurs », ainsi qu’à l’exploration des champs d’expansion de conscience tels que décrits par exemple par la psychologie transpersonnelle ou d’autres voies de transcendances ou de pleine présence traditionnels.

Nous sommes donc ici en lien au domaine de recherche et de pratiques de la Psychologie et de la Psychothérapie Transpersonnelle.

Relaxation et Yogas ?

YogaLe yoga tend très nettement ces dernières années à être de plus en plus connu et pratiqué.

Il existe différentes formes de Yoga et la plupart du temps il est surtout question du Hatha-Yoga (le plus répandu et aussi sous différentes formes).

Disons simplement que le Yoga facilite inéluctablement l’état de détente et de relaxation, notamment par l’utilisation de pratiques respiratoires (pranayama) et de maîtrise du corps (asanas), des états internes et du calme mental.

Le yoga est une pratique d’une grande richesse et mène à toute une quête intérieure et spirituelle. Le yoga est une discipline du corps et de l’esprit et est en réalité un « état d’esprit » selon lequel l’esprit sain et le corps sain vont de paire.

Il existe des Yogas traditionnels (le Hatha Yoga considéré comme un yoga auxiliaire, le Jnana yoga, le bhakti yoga, le karma yoga, le raja yoga, le prana yoga, le kundalini yoga, le nada yoga,…) et des « yogas » de forme plus récente ou créative (yoga de l’énergie, yoga égyptien, yoga sans posture, yoga du son, yoga des yeux, yoga du rire,….).

Les professeurs de Yoga associent fréquemment à leurs cours des courtes séances de relaxation et de visualisation.

L’apprentissage d’un style de Yoga nécessite une formation spécifique et approfondie (voir les Fédérations de Yoga à ce sujet).

Yoga-Nidra

Yoga-Nidra

Précisons que le yoga-nidra, yoga du sommeil éveillé, est une technique de relaxation très profonde à laquelle nombre de relaxologues se référent et sont formés.

Ainsi il en est aussi de la Sophrologie qui a été inspirée à sa création d’éléments du Yoga, notamment pour la mise en place du travail de Relaxation Dynamique.

La Relaxation et le Yoga sont donc 2 pratiques bien distinctes et potentiellement très proches en même temps, qui peuvent se compléter harmonieusement.

Le Yoga-Nidra étant pour sa part un élément très important des relaxations à protocole verbal.

Relaxation et travail respiratoire – Breathworks et Respirologie ?

La question de l’étude de l’impact de la respiration et de son utilisation est au cœur d’un certain nombre de pratiques de relaxation. Nous la retrouvons non seulement dans des pratiques traditionnelles, mais aussi parmi nos réflexes de base de relaxation naturelle (de type bâillements ou soupirs…). Les approches de yoga en ont fait un élément essentiel de leur pratique. Elle est toujours présente dans des pratiques comme le Taï Chi, le Qi-gong, et les gyms traditionnelles et douces…

Faisant partie de notre fonction physiologique automatique la plus simplement mobilisable consciemment, elle agit directement sur l’activation de notre système nerveux autonome, d’activation ou de freinage de notre activité métabolique et nerveuse… . Nous retrouvons son utilisation en sophrologie comme un fondamental, enseigné dès le départ, ainsi que dans différentes pratiques de relaxations. Elle est présente dans les approches psychocorporelles qui tendent à gérer les émotions et faire se ralentir les fonctions physiologiques (via l’expiration en lien au système parasympathique), celle dont l’objectif est d’activer le tonus et la mobilisation d’énergie (via l’inspiration en lien au système orthosympathique), et aussi dans une dynamique d’équilibre du système nerveux central (par exemple via la respiration de cohérence cardiaque). Elle va aussi être associée à des intentions spécifiques dans un travail psycho-corporel (par : le déplacement du négatif ou la présence corporelle du positif en Sophrologie).

Le travail de respiration a toujours fait partie des courants expérimentant les états de conscience et la gestion des états internes. A ce titre, ce travail respiratoire est naturellement présent dans la proposition du relaxologue.

Indiquons qu’elle est aussi utilisée dans des approches de « relaxations » de type cathartiques, pour augmenter la « charge bioénergétique » par une hyperpnée et faciliter la remise en mouvement d’émotions, de gestes, d’expressions bloquées ou encore en faciliter l’intégration par un travail de « respiration consciente connectée » par exemple.

Le travail respiratoire est donc un élément essentiel de la palette du relaxologue, principalement dans une dimension d’apaisement, de centrage et de calme, … mais aussi dans une dynamique de déplacement vers l’extérieur de charges symboliques, tensionnelles ou énergétiques… Ainsi, elle est aussi présente dans l’aide à la mise en mouvement d’expressions émotionnelles et/ou corporelles bloquées ou contenues… Et elle est encore employée pour stimuler des ressources et somatiser le positif mobilisé grâce à un souffle habité.

Nous retrouvons aussi ce travail respiratoire tout naturellement en Cohérence Cardiaque.

Relaxation et « Médecines Douces » et naturelles ?

Une des bases de la « Médecine dite Douce » est la gestion du stress mental (surexcitation psychique), émotionnel et physiologique/physique (tension nerveuse/musculaire), pour soulager l’organisme, gérer les méfaits du stress, permettre une récupération salutaire, et mobiliser ses propres capacités de guérison (notamment d’élimination et de récupération/régénération) dans un souhait de maintient de l’homéostasie naturelle..

De nombreuses séances de Relaxation et de Visualisation thérapeutiques ont été créées et utilisées en ce sens.

medecine-douce

Citons aussi que parmi les 10 techniques Naturopathiques, synthétisées par le biologiste P.V. Marchesseau, nous retrouvons des outils de relaxation dans un certain nombre d’entre elles : pneumologie (respiration et air), psychologie (pensées et relaxation mentale), chirologie (massages), réflexologie (réflexes), kinésilogie (exercices), magnétologie (techniques des fluides naturels).

Les pratiques de relaxation font donc tout naturellement pleinement partie du bagage du praticien en médecines douces et naturelles (naturopathies), ou dites « complémentaires », et des outils employés par les personnes qui en utilisent les modalités.

Elles ne sauraient par ailleurs en aucun cas remplacer un traitement médical nécessaire ou en cours. (voir le paragraphe sur la Déontologie des Relaxologues).

Précisons pour finir que le Relaxologue, dans sa pratique de relaxologie, est parfois défini de manière réductrice comme un praticien utilisant juste une ou deux pratiques comme le Training Autogène cycle inférieur du Dr Schultz, la méthode Jacobson sur une dynamique uniquement progressive, la Réponse de relaxation fondamentale de Benson ou un peu de Visualisation de bien-être ou autre outil basique.

Pourtant l’activité et le champ couvert par le Relaxologue est bien plus vaste (selon le type d’école de formation choisie !) puisqu’il englobe potentiellement les différentes pratiques de relaxologie et leur utilisation à différents niveaux (sur un plan physique/somatique, sensoriel, émotionnel, énergétique/nerveux, comportemental, mental/cognitif, existentiel, spirituel/transcendantal). Ceci dépendant bien évidemment clairement de chaque praticien, de son cursus, sa formation initiale le cas échéant et son expérience.

Les riches pratiques de Relaxologie peuvent proposer de nombreuses dimensions d’exploration via leurs approches tels, par exemple, la Relaxation Active de Martenot, la méthodologie complète et la large gamme de techniques de la Sophrologie, le cheminement d’éveil psycho-spirituel du Yoga-Nidra, les pratiques de contrôle cérébral et de relaxation sensorielle de l’approche Vittoz, la dimension distractive et métaphorique des approches d’Hypnose moderne, la richesse du potentiel d’utilisation des approches de relaxations Visualisations Alpha (approches américaines), la profonde détente et ré-harmonisation des relaxations à protocole non-verbal (somato-relaxations), le développement de la pleine présence des techniques de Méditation et de certaines relaxations Dynamiques de la Sophrologie, la fluidification et libération proposées par les approches du Souffle et de la Respiration (les breathworks)… etc… etc… et de nombreuses autres.